Dans la Presse...

Mon portrait par Emmanuelle Chauvin:
et  aussi
SOMBRE PRINTEMPS de Unica Zurn
 
REVUE ARES-Nicolas Brulebois

"Comme toujours, Marie Delmarès joue cela « à fond », mais n’oublie pas d’être subtile si besoin est. Elle a notamment le bon goût de parsemer d’une drôlerie supplémentaire – politesse du désespoir – un texte qui, sans cela, fait quand même assez mal. Ainsi, alors que la narratrice donne du grain à moudre au machisme millénaire assimilant désir féminin et « hystérie », Delmarès adoucit ces passages casse-gueule en y ajoutant une fantaisie personnelle, qui permet d’éviter (de justesse) le qualificatif « pathologique ».(...)

Il y a un vrai plaisir à l’avoir quasiment sous le nez, presque à portée de main – bien sûr, personne ne se risquerait à la toucher (sous peine de se brûler) : chacun sa place, et les règles de l’Art sont bien gardées. Il y a, surtout, quelque chose d’excitant (et parfois un léger malaise) à la regarder de si près : rien ne nous échappe des inflexions de sa voix, son corps, sa peau – ô, plaisir de discerner ce que la scène nous dissimule d'ordinaire, une chair de poule intempestive, un sein qui pointe, goutte de sueur, début de ride. Dans ce maelstrom de sensations par lequel elle nous fait passer, l’une nous retient plus que les autres : la vue de ses jambes, profondément marquées par le bord du seau métallique sur lequel elle est restée un long moment à genoux. La marque ne part pas, ce n’est pas un effet spécial, presque une entaille. Le texte est déjà passé à autre chose, mais on ne voit plus que ça. Petit à petit, les mots pour dire la chair endolorie et désirante de l’auteur sont passés (vertu immémoriale de l’art dramatique) à celle de la comédienne, l’esprit du spectateur ne fait plus la différence… Et l’on a l’impression (mission réussie, joli leurre) d’en avoir appris autant sur Unica Zürn que sur sa cascadeuse interprète – ou sur soi-même."

 
LA DOUBLE INCONSTANCE de Marivaux
L'EXPRESS- Laurence Liban
"Quant à Marie Delmarès, la fine mouche comploteuse, celle qui trace les détours de l’amour, elle illumine le spectacle.
Charme, piquant, vivacité, coquinerie, elle a tout. Elle capte et transmet la jubilation de Marivaux devant son écritoire.
Un vrai délice."
HISTOIRES D'AMOUR
UN SOIR OU UN AUTRE-Guy Degeorges
" L’actrice Marie Delmares a pour celà en elle l'étincelle. Avec ses histoires d'amour elle redonne voix, vie et corps aux personnages de Albert Cohen, Marguerite Duras... ainsi qu’à ceux d'auteurs contemporains (telle la non moins amie et non moins talentueuse Géraldine Barbe). A fond sans hésitation... Tour à tour homme, femme, jeune, vieux, Marie devient médium, corps jeté en avant, ses yeux dans nos yeux, incarne les avatars du sentiment amoureux, toute la gamme de l’innocence à la rupture en passant par l’extase… et par des épisodes plus burlesques. Si vous voulez inviter Marie chez vous pour faire rêver vos amis, écrivez-lui de ma part."

LES MAUVAISES GRAINES

FROGGY'S DELIGHT-Nicolas Brullebois

"La comédienne Marie Delmarès n’est pas de celles qui se languissent entre deux appels de metteurs en scène : associée aux spectacles de la compagnie René Loyon (dont "La Double inconstance" de Marivaux, tourne depuis bientôt deux ans), elle mène sa barque en parallèle et propose ici et là des spectacles originaux conçus par elle-même. 

Qu’il s’agisse d’assemblages de textes ("Eloge du vin", "Histoires d’amour"), d’interprétation de livre culte ("Sombre printemps" d’Unica Zürn) ou de chansons ("Graines" de Barbara), ils témoignent d’une volonté de dépasser la stricte notion d’interprète pour faire œuvre créatrice, par le soin apporté à assembler les œuvres entre elles pour faire sens et que cela sonne ou, au contraire, marquer les contrastes, dissoner pour faire réfléchir. 

Ces spectacles polyvalents peuvent s’interpréter en plusieurs configurations : on a ainsi découvert Unica Zürn dans un lieu insolite (le bien nommé Festival de caves), "Histoires d’amour" dans divers appartements parisiens, ou plus classiquement dans des théâtres, cafés, bibliothèques. 

Cette fois, c’est au Chat Noir, bar fréquenté par une clientèle très jeune et doté d’une salle type cabaret en sous-sol, que nous sommes allés la voir et l’écouter. 

"Les Mauvaises graines" offre un condensé des possibilités de la comédienne-conceptrice : à l’origine commande de la SNCF pour la Journée de la femme, il réunit textes et chansons, extraits d’autres spectacles et nouveautés, tout en parvenant à être cohérent et singulier. Le thème de la lutte des femmes permet de questionner la notion d’engagement… de multiples façons. 

Marie Delmarès interpelle autant qu’elle amuse, navigue d’écrivains à humoristes en passant par des personnalités politico-médiatiques… le tout lié par des airs signés par quelques grandes auteurs-compositrices. En vrac : Beauvoir, Anne Sylvestre, Despentes, Olympe de Gouge, Lucie Aubrac, Barbara, Elisabeth Badinter, Louise de Chaumont, Marie de Beaumont, Niki de Saint-Phalle, Agnès Bihl, Nicole Ferroni, Christiane Taubira, Juliette, Lydie Salvaire… 

Côté (rares) auteurs masculins, le spectacle s’ouvre quand même sur l’"Antigone" de Sophocle (coïncidence heureuse : c’est avec ce spectacle que nous avions découvert la comédienne, il y a huit ans, à L’Atalante), ironise sur une lettre idiote d’Antonin Arthaud ou s’aventure chez quelques paroliers de chanson (Guy Breton, Robert Nye) dont la postérité a moins retenu les noms que leurs créations haute-couture ("Les Nuits d’une demoiselle" et "Déshabillez-moi").

Le spectacle est dit-chanté en duo avec Stéphanie Manus, qui joue également du piano. Les comédiennes se renvoient la balle et complètent astucieusement - l’intensité de la blonde, la suavité de la brune - faisant écho aux contrastes entre textes et genres. 

Ce n’est pas une image univoque de la femme qui est exposée ici, mais bien un éventail de facettes : de la plus engagée (discours de Lucie Aubrac à la BBC en 1944) à la moins engageante (ce sketch où un mannequin déluré ramène la parité à une histoire de zizi qui prend plus ou moins de place) ; de la célèbre prônant l’engagement face-caméra à l’anonyme qui agit (émouvant portrait d’une prof de banlieue luttant à sa façon pour tenir son rang face à une autre forme d’oppression masculine que celle du pouvoir en place). 

On y reconnaît des choses, on en découvre d’autres : ainsi, cette réjouissante "Marseillaise des cotillons" de 1848 détournant l’hymne national à des fins joyeusement féministes ; ou ces vers de Léo-Gontran Damas cités par une Taubira en verve lors d’un débat sur le désir de légitimité des couples homosexuels. 

On n’est pas forcément d’accord avec tout ce qui se dit - les propos de Despentes sur certaines de ses aînées qui se seraient (d’après elle) conformées dans leurs pages à la morale de leur époque sans oser braver le modèle établi du mâle dominant, font peine à entendre, surtout quand elle y inclut Colette - mais ça a le mérite de provoquer, faire réfléchir. 

Et des personnalités que l’on croyait abhorrer (à titre personnel, Elisabeth Badinter) nous surprennent lorsque leurs textes, portés par ces voix intelligentes et sensibles, prennent une autre dimension que celle véhiculée dans les médias.

Les comédiennes chanteuses investissent l’espace de différentes manières : Marie Delmarès se retrouve plus d’une fois dans la salle au milieu du public, tantôt pour interpeller sa "sœur Ismène" in media res (dans "Antigone"), tantôt pour s’asseoir sur les genoux d’une spectatrice et lui faire du "rentre-dedans" mi-beauf mi-marlou. Stéphanie Manus, plus sage, reste toujours à distance raisonnable du piano. 

Ensemble elles arrivent à rendre vivante cette salle ingrate où un pilier pas très discret barre la scène en deux. Parfois, les transitions naviguent un peu à vue, le public ne sait s’il doit rester discret (préserver l’ambiance) ou meubler en applaudissant quand les mises en place prennent plus de temps que prévu. Mais ces petits flottements confèrent au spectacle une spontanéité pas déplaisante.

Au rappel, assumant cette idée que le foutraque ne tue pas, elles se lancent dans un texte qu’elles n’ont pas eu le temps de répéter, prédisent un "flop total"… mais s’en sortent finalement à merveille, grâce à leur belle complicité.

ANTIGONE de Sophocle
 
L'HUMANITÉ - Jean-Pierre Léonardini
“Tout tient par l’ardeur contenue du dire en jeu, en quoi excelle Marie Delmarès, Antigone impassible dans la résolution et bouillonnant audedans.”

FIGARO - Armelle Héliot
“Et puis, dans le rôle-titre, avec ses cheveux courts de toute jeune fille dans la pureté des gestes, Marie Delmarès, belle promesse en constant approfondisssement”

FROGGY'S DELIGHT - Nicolas Brulebois
Dans le rôle titre, la jeune Marie Delmarès, coiffée à la Sainte-Jean(ne)-Seberg, fait merveille, toute de détermination butée et rage impossible à étancher. Si l’écriture du rôle ne permet pas un éventail très large (coincée entre l’ire et la colère… le désespoir et l’accablement), elle compense en faisant d’Antigone une femme proche de l’illumination, au regard fiévreux d’une inquiétante fixité. Sa diction émue et ensalivée (répliques parfois soulignées par de magnifiques postillons de rage !) contraste admirablement avec le jeu sec et méchant de René Loyon (par ailleurs metteur en scène) en Créon.

FIGAROSCOPE
“Dans le rôle-titre, une jeune comédienne pleine de grâce, Marie Delmarès.”

PARISCOPE - Corinne Denailles
Marie Delmarès est une Antigone attachante, têtue et douloureuse. Elle exprime avec intensité le désastre intérieur de cette jeune fille qui ne s’est jamais remise de la tragédie familiale.

 

 

 

 

 

 

L'ÉPREUVE de Marivaux


LES TROIS COUPS- Olivier Pansieri
“Marie Delmarès casse la baraque!”

FROGGY'S DELIGHT Christian-Luc Morel
"Angélique -excellente Marie Delmarès, à la fois hystérique désemparée et aimante."

REVUE ARES - Nicolas Brulebois
“Après Antigone  et Sentier de Dépendance, on venait prendre des nouvelles de Marie Delmarès et l’on n’a pas été déçu: si les premières scenes sont plaisantes, elle donne sa pleine mesure dans les moments fiévreux où Angélique, voyant son rêve écroulé, se mure dans le désespoir. Quand elle se tient au bord de la scène, larmes aux yeux, tandis que tout le monde cabotine autour, le fosse devient vertigineux entre le drame qui se vit là et l’arrière-plan comique. De meme ses tirades les plus enflammées retrouvent ce côté “seule contre tous”, cet air allumé de passionara du sentiment qui nous avait tant plu dans l’Antigone mis en scène par René Loyon.”


RIEN QUE DU BONHEUR
UN SOIR OU UN AUTRE-Guy Degeorges
Où donc se cache ce bonheur dont tout le monde parle et qui se sauve, est-ce un cadeau, se mérite-t-il? Avec nous Marie cherche, de textes en textes, graves ou rieurs. Il y a au départ autant d'étonnement de la situation, sans barrière, que de plaisir à vivre ce moment. Un rien de timidité. Je devine du rire dans les yeux d'une jeune fille. Je vois un ami sourire en reconnaissant une chanson. Piano échauffé, les voix de Marie et Stéphanie se fondent. Marie nous transmet son énergie, vient à la rencontre, nous fait pétiller, ouvre. Le temps d'un texte jeté, hurle au mégaphone, entraine une amie dans une danse effrénée. Elle nous invite à nous bander les yeux, nous abandonner à l'unisson à d'autres rêveries.

SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER de T. Williams


THEATRE DU BLOG -Philippe du Vignal
“Et comme la distribution est d’un excellent niveau, en particulier Marie Delmarès (Catherine), tout-à-fait exemplaire d’intelligence et de vérité, on écoute cette parabole sur l’humanité, même si elle est effroyable, avec beaucoup de plaisir. »

LE POINT - Nedjma Van Egmond
“Contrepoint fragile, sensible, dévasté, Marie Delmarès en Catherine.”

20 MINUTES PARIS - Clémence Millet
“Mentions spéciales pour Agathe Alexis en Mrs Venable implacacable et pour Marie Delmarès, une Catherine à fleur de peau.”

Blog du FIGARO.FR - Armelle Héliot
“La pièce se joue alors que Madame Venable (Agathe Alexis, creusée par la souffrance et le ressentiment) met Catherine (Marie Delmarès, idéale dans la sensibilité, la pureté)…”

FROGGY'S DELIGHT
“…face à la détermination farouche et la rage enfiévrée de sa rivale de substitution, rôle dans lequel Marie Delmarès est particulièrement à l'aise et crédible, comme ainsi récemment dans "Antigone" monté par René Loyon au Théâtre L'Atalante.”




SENTIER DE DÉPENDANCE de M.de Beaumont


WEBTHEA.COM- Gilles Costaz
“En tutu noir, Marie Delmarès qu’on avait vu si remarquable dans l’Antigone de Sophocle montée par René Loyon, s’affirme là, à ouveau, comme une actrice aux multiples possibilities. Sa formation de danseuse lui donne une presence élastique dont elle n’abuse jamais pour composer un être à la sensibilité songeuse, très physique et très intériorisée, poignante mais moqueuse aussi. Elle porte et illumine le texte.
Gilles Costaz- Webthea.com

UN SOIR OU UN AUTRE- Guy Degeorges
Ici, tout s'exclame à la première personne: une jeune femme qui d'autorité se confie, surtout clame ses amours, sur un mode rock'n roll. A dire vrai, Marie-qui-joue je la connais déjà de vue. Juste assez pour croire la voir ici comme dans la vie. Vraie et immédiate, évidente, d'ici et d'aujourd'hui. Rien à voir avec une Antigone, ni avec aucun rôle qui semblerait bien construit et distancié. Les mots dans sa bouche sont pourtant ceux d'un double, d'une autre Marie-qui-écrit. Et ce personnage ainsi créé qui livre crus ses émois... à y regarder de plus prêt semble très occupé à se cacher lui-même derrière l'ironie.Car parler à l'envie de ses amants, est ce pour éviter de livrer trop de soi-même? Dans les premiers rôles de son récit: l'Acteur qu'elle vient de quitter, surtout l'Ecrivain qui se veut écrivain maudit et qui aime la jeunesse par-dessus tout. Son portrait d'imbu est acide et irrésistible. Mais s'offrir à la littérature, en muse de 18 ans, ce n'est pas une vie, et ni coucher utile, et peut-être même un marché de dupe. Candeur, amour et cynisme, coups de griffes, en creux de la statue de l'écrivain rapetissé s'imprime le portrait d'une femme éperdue dans ses éducations sentimentales. Qui s'efforce ici de faire oublier par piques et pirouettes en quoi elle pourrait elle-même souffrir: ce n'est pas rien de nous faire rire avec la description de son suicide raté, ni en évoquant ce suicide là bien réussi de Jean Seberg- une autre identité d'emprunt.Marie-qui-joue met ici à tous ses talents dans la balance. Elle part à l'assaut du public, déploie charme et énergie, chante comme l'on se moque et danse comme l'on vit. Beaucoup mais rien de gratuit, les pas et les notes dessinent des nuances, nous guident dans ce jeu de pistes, par détours et raccourcis, le ruptures ne cassent pas le récit. Plus que les mots, la voix et les gestes s'avancent sans se masquer... c'est au final un très bel exercice d'évitement de soi, qui laisse frustré et content. On aurait très envie de retrouver encore ce beau personnage, pour plus longtemps, mieux comprendre l'avant- ses rapports avec sa maman-, et connaître l'après de ces tranches de vies marquées par l'empreinte des amants.

RÊVE D’AUTOMNE de J.Fosse


LA NOUVELLE VIE OUVRIERE
“une lancinante poésie sublimée par un quintette de merveilleux acteurs, dont Marie Delmares.”
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